Comment capter et stocker l'énergie, sous toutes ses formes ?

De quelles ressources avons-nous besoin pour créer des jardins en permaculture ?

Toutes les personnes qui souhaitent crĂ©er un jardin en permaculture se retrouvent face Ă  ce problĂšme Ă  un moment ou Ă  un autre : la collecte et la gestion des Ă©nergies. Cette problĂ©matique correspond au deuxiĂšme grand principe de la permaculture, c'est un point essentiel qui soulĂšve beaucoup de question et qui ne doit pas ĂȘtre Ă©cartĂ© lorsque l'on crĂ©e son jardin.

Voici quelques points essentiels pour tous les jardiniers en herbe qui se posent la question de la collecte et de la gestion des ressources pour prendre soin de leurs jardins en permaculture.

L’énergie est une grande problĂ©matique. Qu’entend-on par Ă©nergie ?

Capter et stocker les énergies des éléments

Terre, air, eau, feu (pas le feu de forĂȘt hein, celui du soleil 😉). Cette vision des Ă©lĂ©ments reflĂšte bien les dĂ©fis du jardinier.

L’eau et le soleil, les Ă©vidences

DĂ©jĂ  l’énergie du soleil, il faudra donc optimiser l’exposition pour que chaque vĂ©gĂ©tal soit Ă  sa place.

On pourra Ă©galement optimiser l’espace en crĂ©ant des strates de vĂ©gĂ©taux en fonction de leurs besoin en lumiĂšre / en eau et en tenant compte des associations de culture favorables.

LĂ  oĂč ça devient parfois compliquĂ©, c’est la gestion des ressources en eau. Le permaculteur n’arrose pas constamment !

Le but est de crĂ©er un systĂšme rĂ©silient, qui nĂ©cessite le moins d’intervention humaine possible.

On pourra donc pailler, crĂ©er des buttes de culture et placer des rĂ©cupĂ©rateurs d’eau de pluie, etc.

L’énergie de la terre

La terre est pourvoyeuse d’énergie pour permettre aux petites plantes et arbustes de faire prospĂ©rer votre jardin en permaculture.

Il faut donc veiller Ă  ce que ce niveau d’énergie ne s’épuise pas.

L’agriculture traditionnelle nie complĂštement cet aspect des choses, nous considĂ©rons que nous n’avons pas le temps de prendre soin du sol, on l’exploite donc jusqu’à l'Ă©puisement. Si vous lisez ces lignes, c’est sĂ»rement que vous souhaitez faire diffĂ©remment !

Donc ne nĂ©gligez pas l’étape de diagnostic du type de sol de votre terrain / jardin et ensuite, prenez-en soin ! Laissez-le se rĂ©gĂ©nĂ©rer, pensez aux rotations de culture, pensez Ă  l’enrichir, abusez des lasagnes (non, ne dĂ©posez pas un plat de lasagne bolognaise au pied de vos arbres, ils ne le mangeront pas).

Les calories, le temps, l’argent : 3 ressources de plus Ă  gĂ©rer

L’énergie humaine dans les jardins en permaculture

Petit point au sujet de l’énergie humaine qui nĂ©cessite Ă©galement d’ĂȘtre utilisĂ©e de la meilleure façon possible !

L’humain est considĂ©rĂ© comme faisant partie intĂ©grante du systĂšme qui est créé, l’énergie qu’il met Ă  disposition est donc une ressource utile, qu’il faut Ă©galement savoir gĂ©rer sur le long terme.

On agencera le terrain au mieux pour limiter les dĂ©placements, pour optimiser les trajets entre un point et un autre car si c’est un lieu sur lequel nous vivons Ă  l’annĂ©e et que nous travaillons beaucoup au jardin, le simple fait de faire un kilomĂštre de plus par jour reviendra Ă  faire 365 kilomĂštres de « trop » par an.

Ce qui prend accessoirement pas loin d’une centaine d’heures


Le permaculteur est Ă©conome, s’il doit marcher 365 kilomĂštres autant choisir oĂč il le fait, et ne pas le faire par contrainte 😉

L’argent est aussi une Ă©nergie !

Parler d’argent pour rĂ©aliser un simple jardin en permaculture peut sembler inapproprié  Du moins pour ceux qui ne sont pas encore passĂ©s de la thĂ©orie Ă  la pratique !

DĂšs que l’on met les mains dans la terre, on voit bien que la gestion de cette ressource argent peut devenir un souci. Si vous disposez d’une petite parcelle, pas de problĂšme. Plus l’espace est grand, plus la question devient Ă©pineuse. Et c’est encore plus vrai si, comme moi, vous n’ĂȘtes reliĂ© Ă  aucun rĂ©seau ou que vous souhaitez acquĂ©rir cette indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique. Comment s'Ă©quiper, quel matĂ©riel est indispensable...

Les premiÚres années, les dépenses peuvent rapidement monter en flÚche ne serait-ce que pour les outils, les semences, et éventuellement les livres et formations.

Le temps, l’énergie qui nous manque souvent le plus

Nous manquons tous de temps, c’est un fait. Cette ressource a la particularitĂ© de ne pas pouvoir ĂȘtre stockĂ©e
 Mais elle peut ĂȘtre gĂ©rĂ©e. Il est possible d’optimiser son temps pour pallier des dĂ©calages liĂ©s aux saisons. En hiver on se focalisera sur la prĂ©paration, la conception, tout ce qui est annexe au jardin pour se libĂ©rer d’une partie de ces obligations une fois les pĂ©riodes de culture venues.

Petit bonus sur le temps, un petit article que j’ai rĂ©alisĂ© sur mon autre site (dĂ©diĂ© au yoga, donc rien Ă  voir) sur les diffĂ©rentes conceptions du temps 😊

Conclusion

S’il y a une chose cruciale Ă  retenir de cette rĂ©flexion, c’est qu’une grande quantitĂ© d’énergie est nĂ©cessaire pour mettre en place des jardins en permaculture ou des terrains qui ont vocation Ă  former des jardins forĂȘts par exemple.

Cette Ă©nergie peut prendre des formes diverses, comme nous l’avons vu.

S’il nous manque l’une de ces formes d’énergie, il faudra compenser par une autre.

Si vous choisissez de vous passer d’électricitĂ©, il faudra donner plus d’énergie temps et d’énergie « vitale », « mouvement », de calories en fait !

Si vous n’avez pas beaucoup d’énergie "argent" Ă  disposition, c’est l’énergie "temps" qui compensera.

Si vous n’avez pas d’eau, c’est l’énergie argent qui compensera pour la payer ou l’énergie temps et calorie pour construire une marre
 Bref, vous avez compris !

Et vous, quelles sont les énergies dont vous disposez ? Quelle est votre gestion énergétique sur votre terrain / jardin / balcon ?